[Critique] Quelques Minutes Après Minuit le rêve commence

Adepte des thématiques de la famille, de la perte et de la transmission, déjà présents dans L’Orphelinat et The Impossible, Juan Antonio Bayona récidive avec Quelques Minutes Après Minuit.

Drôle de chose que l’enfance. Confronté à un drame qu’il se refuse de vivre, rongé par le mensonge d’une mère qui cherche à le protéger, dévasté par la colère et l’impuissance face à la maladie, Conor (flamboyant Lewis MacDougall) trouve refuge dans le dessin ; Héritage de l’être aimé sur le point de disparaître, logique échappatoire salvatrice d’une réalité désenchantée. Porte vers un imaginaire qu’il a peut-être lui-même convoqué, le dessin prend la forme d’un arbre transformé en monstre, porté par la voix puissante de Liam Neeson, et vecteur, au travers de parenthèses animées, de réflexions libératrices.

La fin de l’innocence. Ce conte initiatique aux accents oniriques où les sentiments se heurtent avec fracas, amorce avec délicatesse la perte d’une innocence enfantine face à la complexité, la violence et la souffrance d’un monde d’adulte. Bulle d’émotions pures, le métrage poursuit son chemin entre finesse d’écriture et maestria visuelle pour éclater en un final douloureux mais ô combien libérateur. Quelques Minutes Après Minuit ou la réalité de la vie (et de la mort) vu du point de vue d’un enfant. Bouleversant.

Quelques Minutes Après Minuit sort en salles le 4 janvier 2017.

Avis

9.5 Puissant
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