Critique Nicky Larson et le Parfum de Cupidon : gentille madeleine de Proust

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La bande à Fifi frappe à nouveau avec Nicky Larson et le Parfum de Cupidon, adaptation de l’anime, lui-même inspiré du manga de Tsukasa Hojo, City Hunter. Un long-métrage dont la promo nous laissait très sceptique, mais qui au final dépasse toutes nos attentes (et ce n’est pas ironique).

Philippe Lacheau aurait-il mis fin à la malédiction critique autour de ses films ? Après les débâcles de Babysitting, Alibi.com ou encore d’Epouse-moi mon pote !, on partait très sceptique, voire même à reculons, pour Nicky Larson et le Parfum de Cupidon. Et la première bande-annonce n’a clairement pas aidé à nous donner envie.

Mais il faut avouer que les premiers retours étaient emballants. Nous serions-nous trompés sur la marchandise ? La réponse est oui. Le film est réellement réussi (oui, enfin, on peut le dire !) sur de nombreux points, et pas des moindres !

Parlons d’abord de son histoire : celle-ci est cohérente, captivante même, à la structure solide et aux rebondissements arrivant au bon moment. Alors oui, ça fait « structure classique », tout ça, mais ce Nicky Larson n’en est pas moins efficace, réussissant l’exploit de nous surprendre avec des twists qu’on a pas forcément vu venir.

Nicky Larson surfe sur une certaine nostalgie, et ça fait mouche !

On continue avec les références aux dessins animés des années 90, qui ont bercé notre enfance et tout particulièrement celle de Philippe Lacheau et consorts, qui rendent ici un vibrant hommage à la génération Club Dorothée. Des références parfois subtiles même, se fondant dans le décor, mais qui entretiennent parfaitement cette gentille madeleine de Proust qu’on continue de savourer avec plaisir. Mention spéciale à Dorothée elle-même, qui se paye même le luxe de faire un caméo assez drôle (et que l’on n’a pas reconnu tout de suite, pour tout vous avouer…).

On regrettera en revanche le jeu d’acteur hésitant au début, comme si les comédiens n’y croyaient pas trop ou qu’ils réalisaient toucher là à un monstre sacré du manga japonais. Un jeu qui s’améliore ensuite pour prendre de l’assurance à mesure que la trame avance. Et ça fait vraiment plaisir à voir… Courez-y sans hésiter, surtout si vous avez grandi avec cette génération.

Nicky Larson et le Parfum de Cupidon sort en salles le 6 février 2019.

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Avis

7 La nostalgie opère !
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À propos de l'auteur

Laurent Pradal

Journaliste aussi curieux que possible et accro au boulot, écrivain à ses heures et fans de comics Marvel. A l’espoir qu’un jour, sa plume acérée fera tomber bien des têtes. Accessoirement on l’appelle « La Cavalerie » #AgentMayFan (et il n’aime pas forcément ça).

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