[Critique] Le Prix du succès : quand les étoiles tombent

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S’inspirant en partie de sa vie, le réalisateur Teddy Lussi-Modeste dépeint l’obscurité qui se cache derrière la célébrité, Le Prix du succès pour ceux qui sont sous les projecteurs, et ceux qui en rêvent.

Dur, mais juste. Évitant de se donner un ton moralisateur, le film ne choisit aucun camp. De la star cherchant désormais à briller loin d’une famille étouffante, au grand frère en quête d’un peu de reconnaissance et de gloire. Parfois lent, mais jamais lourd, Le Prix du succès nous parle moins d’enjeux financiers que de rapports humains, de la triste réalité où la réussite engrange le conflit, même avec ceux qui nous sont le plus proche. Et puis dans cette scène finale où le verbe se fait plus rare, tout est dit.

Casting éclatant. Un drame qui doit beaucoup à ses deux comédiens principaux : Tahar Rahim, toujours parfait dès qu’il s’agit de montrer une sensibilité à fleur de peau, et Roschdy Zem dans le rôle à contre-emploi de l’aîné un peu violent, qui ne maîtrise pas les codes du show business. À côté, Maïwenn est d’une tendresse folle. Chacun dévoile sa part d’ombre, sa fragilité, son envie d’une vie meilleure, d’une vie ailleurs, mais aucun ne se doutait, du Prix du succès.

Le Prix du succès sort le 30 août 2017 en salles.

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Avis

7.5 L'ombre des projecteurs
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À propos de l'auteur

Allan Blanvillain

L’homme à tout faire du site chargé de veiller à ce que l’info ne soit jamais trop longue et n’hésitant pas à priver les coupables de desserts. Car comme dirait Chuck Norris : un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.

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