[Critique] Humanz de Gorillaz : les yeux plus gros que le ventre

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Dire que Humanz était attendu au tournant est un doux euphémisme, la faute à un quatrième album qui nous avait laissé un peu sur notre faim. C’est cependant l’indigestion qui nous guette à l’écoute du cinquième album de Gorillaz, ,

Alléchant.  Le menu avait pourtant de quoi mettre l’eau à la bouche. Une vingtaine de morceaux pour (presque) autant de featurings, allant de Grace Jones au trio hip-hop De La Soul en passant par Benjamin Clementine et Rag’n’Bone Man. Cet éclectisme cher à Damon Albarn, tête pensante du duo Gorillaz, dessert malheureusement l’album, perdu entre incohérence musicale et absence d’intérêt.

Trop gourmand. Cette mixité aurait pu fonctionner si chacune de ces influences se fondaient dans l’univers Gorillaz. La voix lasse d’Albarn, signature musicale du projet, trop rare sur cet album, y est sûrement pour quelque chose. Les titres s’enchaînent sans que rien ne se distingue, à 2-3 exceptions près (Busted and Blue, Ascension, Let me Out). On passera également sur les six interludes qui servent encore davantage le manque d’uniformité de Humanz, sorte de grande bouffe interminable et indigeste, où seul le cuisinier semble se faire plaisir.

Humanz de Gorillaz, sorti le 28 avril 2017

Avis

5 Foutraque
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4 commentaires

  1. Avatar

    Bonjour,
    Un album de Gorillaz s’écoute plusieurs fois avant d’en saisir la porté. Depuis leurs débuts, le groupe a toujours produit des albums déconcertants à la première lecture. Il est sorti hier et je doute sérieusement que vous l’ayez écouté plus d’une fois ou deux avant d’étayer cette critique. Certes, certains morceaux rassemblent plus que d’autres, néanmoins, ce sont souvent ces autres que l’on préfère après plusieurs écoutes. Enfin, la voix de Damon était déjà absente de nombreux morceaux sur Plastic Beach, ce n’est donc pas une nouveauté.
    Damon est un Humaniste à n’en pas douter, il s’engage et prend le risque de ne pas toujours plaire musicalement au plus grand nombre.

  2. Avatar

    C’est justement cette mixité qui fait l’univers de Gorillaz et sa force, je suis tout à fait d’accord avec YANN1480, Damon n’était pas toujours présent sur toute les chansons des précédents albums. On ne peu simplement pas critiquer un album de Gorillaz après seulement une seule écoute, c’est juste ridicule. et durant un QnA avec le groupe, les membres ont confirmé que si Damon albarn aurai été plus présent sur tous les titres, l’album aurait perdu de sa magie et je suis tout à fait d’accord. L’auteur de cet article n’est simplement pas familier avec l’univers de Gorillaz.

  3. Avatar

    Bonjour,

    L’album Humanz était disponible en streaming bien avant sa sortie officielle, j’ai donc pu l’écouter plusieurs fois avant de m’en faire une idée. C’est ce manque d’uniformité et de cohérence qui est ressorti à chaque fois.
    Ce n’est pas tant l’absence d’Albarn qui me dérange mais bien le caractère impersonnel de cet album (lié notamment aux trop nombreux featurings), qui se ressentait beaucoup moins sur Plastic Beach je trouve.

  4. Avatar

    En effet, l’album est dispo pour les professionnels et les pirates (chut !) depuis plus de 10 jours. Je rejoins complètement la chronique. L’album est fade, et à mon goût les collabs ne matchent pas ou peu souvent. Très déçu (et je ne l’ai pas écouté qu’une fois, loin de là). mais tant mieux si ça vous plait !

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