Critique Harry Potter et l’Ordre du Phoenix : l’ère David Yates, le commencement…

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Avec Harry Potter et l’Ordre du Phoenix, David Yates est dans la place. Terminé le bal des réalisateurs, la quadrilogie à venir aura une mise en scène stable avec une esthétique léchée, une intrigue construite sur la longueur et des personnages plus en relief. Nous, on adhère.

The Wall. C’est devenu un lieu commun de dire que les épisodes de Harry Potter gagnent en noirceur. Ce qui fait le jus de l’Ordre du Phoenix est le développement du jeune sorcier à binocles et sa connexion avec Lord Voldemort. Le jeu de Daniel Radcliffe gagne en nuance et nous fait ressentir le deuil et la culpabilité que son personnage traverse pendant la première partie du film. C’est un peu le même principe de l’épisode introverti du troisième opus, avec une dose d’hormones et d’agressivité supplémentaires.

No Future. Tandis que l’ombre de Voldemort plane sur l’univers des sorciers, Poudlard se métamorphose et abandonne sa fantaisie enfantine (absence des fantômes) pour de bon derrière elle. Un vent de rébellion adolescente et de sensibilité politique souffle dans cet épisode, mettant en exergue la véritable révélation jubilatoire de cet opus : Dolores Ombrage (Imelda Staunton, géniale !). Fraichement débarquée du Ministère de la Magie, prête à imposer une politique thatchérienne aux élèves de Poudlard, son sadisme est tel qu’à titre de comparaison, Helena Bonham Carter en Bellatrix Lestrange nous paraît plus dopée au Felix Felicis que véritablement dangereuse.

Harry Potter et l’Ordre du Phoenix ressort en salles dans le cadre des Marathons consacrés à partir du 12 septembre 2018.

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Avis

8.5 Le film de la maturité
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