[Critique] Freedom Tower de JSBX : tous aux abris !

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Un Panzer arpente bruyamment les rues de New York. Troisième Guerre Mondiale ? Pas loin. Sur la tôle du blindé, le nom de la division, le Jon Spencer Blues Explosion. Du très lourd. La mission baptisée « Freedom Tower » est simple : libérer les cages à miel de l’inaudible en répandant dans toutes les chaumières, le furieux dixième album de JSBX.

Une mission que s’efforce d’accomplir le trio New-yorkais  depuis 1990, dans les arcanes de l’underground punk symbolisé par le do it yourself. Distillant punk rock chauffé à blanc, hip-hop et R’N’B (le vrai), le Jon Spencer Blues Explosion reste une sorte d’ovni transgenre, même s’il a ouvert la porte à pas mal de groupes depuis (The Black Keys, White Stripes, Jim Jones Revue pour ne citer qu’eux).

Freedom Tower est dans la lignée de Meat +Bone, sorti trois ans auparavant : une belle orgie où se croise Iggy Pop (Beety + NYPD), Public Enemy (Funeral) et James Brown (Do the Get Down). Guitares hurlantes, éructations vocales, beats efficaces, le trio ne se renouvelle pas mais prouve encore une fois qu’il est l’une des dernières machines de guerre rock’n’roll de cette décennie.

Freedom Tower,  No Wave Dance Party 2015 de Jon Spence Blues Explosion, sorti le 23 mars 2015.

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7.0 Furieux.
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