[Critique DVD] Marty, le néoréalisme s’invite à Hollywood

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Marty a eu l’opportunité de gagner deux des plus grandes cérémonies du cinéma : Cannes avec la Palme d’Or et les Oscars de 1956 avec quatre statuettes majeures. Pour autant, c’est un film étonnamment modeste à la croisée des chemins entre l’univers studio et le néoréalisme italien.

Ernest Borgnine et Betsy Blair incarnent deux célibataires endurcis, ce qui les rend terriblement malheureux dans une société qui désavoue les personnes seules. Les deux acteurs sont absolument prodigieux et tirent vers le haut le long-métrage de Delbert Mann. Ils apportent la vitalité et la douceur nécessaires aux personnages. Sans eux – sans cette alchimie à l’écran – Marty aurait très bien pu être une œuvre intéressante, mais un peu bancale.

On note tout de même la qualité de l’écriture, ainsi que le réalisme moderne qui fait son apparition à certains moments et qui change des codes traditionnels et rigides du cinéma hollywoodien. C’est une prise de risque par rapport à l’époque, ce qui va certainement expliquer son succès étonnant aussi bien auprès de la critique que du public.

Marty sort en DVD/Blu-ray le 4 mai 2016.

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