Critique Doom Patrol saison 1 : merveille hallucinée

Le pilote nous avait charmé, la saison complète de Doom Patrol finit de nous laisser sur le cul, complètement fan de cette bande de héros singuliers.

5 super-héros à la manque cherchent leur chef, kidnappé par Mr Nobody. Introduite dans la trop classique Titans, la Doom Patrol permet à DC Universe de proposer la meilleure série super-héroïque du moment, tout simplement. D’une richesse folle et d’une personnalité originale incroyable, l’adaptation du comic éponyme fracasse le paysage télévisuel.

Critique Doom Patrol saison 1 : merveille hallucinée
©DC Universe

Méconnue, l’équipe de la Doom Patrol offre une belle brochette d’inadaptés, loin d’être des super-héros, qui méritent enfin leur passage sous les projecteurs. Le show de Jeremy Carver met en lumière 5 protagonistes tous aussi importants les uns que les autres, parfaitement incarnés par des acteurs impliqués, dans un plaidoyer pour la différence, une ode à l’étrangeté. Chacun y va de son arc narratif, de sa folie personnelle pour peindre une série à nulle autre pareille, disjonctée mais terriblement attachante, un petit bijou.

Legends of anytime !

Si l’intrigue hallucinée plonge la Doom Patrol dans l’anus d’un âne, sous le contrôle d’un rat orphelin ou face à un chasseur tricophile (attirance pour les poils), la force du show tient dans ses héros. Des supers jambons incapables de s’entendre, lâches et peureux qui restent à jamais de véritables reflets de l’âme humaine avec ses faiblesses, ses craintes, mais aussi ses forces. Car la série de DC Universe rassemble, dénonce les discriminations physiques ou psychologiques dans un évolution scénaristique particulièrement dense, le tout à couvert d’une bonne dose d’hallucinogènes.

Critique Doom Patrol saison 1 : merveille hallucinée
©DC Universe

Guidé par la narration et les interventions métas du pan-dimensionnel vilain, Mr Nobody, la voix et le jeu du génial Alan Tudyk nous accompagnent dans cette virée irrévérencieuse et consciente à base de musique diégétique ou de rupture du quatrième mur. L’occasion pour la Doom Patrol de jongler entre les styles et les genres comme jamais. Le show alterne entre la comédie burlesque, le n’importe quoi le plus total, la tragédie déchirante ou l’action débridée. Les Legends of Tomorrow ont encore du boulot pour atteindre un tel niveau d’accomplissement.

En plus d’une générosité narrative dingue, la Doom Patrol est une merveille d’auto lucidité, tout simplement la meilleure série super-héroïque du moment, qui mériterait juste d’améliorer ses CGI un peu moches.

La première saison de Doom Patrol est disponible sur DC Universe.

Avis

9 dingue !
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Axel PC

Entre deux passages sur le billard pour ressembler à l’arme X, ce créateur marginal allie réalisation et graphisme à l’écriture pour s’évader vers une galaxie lointaine. À l’affut de toute image mouvante, sa passion pour le cinéma et les séries ne s’estompe que pour fragguer quelques noobs.

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