[Critique] Confident Royal, Stephen Frears en mode mineur

Parfois, Stephen Frears nous rappelle un Woody Allen qui aurait troqué l’univers new-yorkais pour tout ce qui se rapproche de près ou de loin à une histoire vraie. De The Program à propos de Lance Armstrong au récit de Florence Foster Jenkins, une horrible – mais touchante – cantatrice, Frears enchaîne les films tirés d’histoires vraies au rythme d’un par an. Alors, Confident Royal est le nouvel exemple qui montre la qualité du cinéma estampillé « Stephen Frears »… Mais aussi qui révèle son principal défaut.

So british! C’est le récit d’une improbable relation d’amitié entre un indien de basse caste et la plus puissance dirigeante de son époque, Victoria (incarnée par une impeccable Judi Dench). Frears se révèle toujours aussi admirable à manier l’humour absurde, alignant les situations cocasses et les sommets d’auto-dérision, si typique des Anglais.

Un film très oubliable. On a affaire à une belle histoire, bien enrobée dans une narration voluptueuse et sans accro… Néanmoins, on n’est jamais surpris par le récit qui va toujours là où on l’attend. Malgré le savoir faire, on a l’impression de voir un joli téléfilm de la BBC et on se dit que comme Woody Allen, Stephen Frears a déclenché le pilotage automatique.

Confident royal sort le 4 octobre 2017.

Avis

6,5 Sympa... Mais sans plus
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Nicolas Diolez

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