[Critique] Florence Foster Jenkins, le bien-fondé du mensonge

À la découverte de Florence Foster Jenkins de Stephen Frears, on se souvient bien évidemment de Marguerite de Xavier Giannoli. Les deux longs-métrages traitent du même personnage historique, sauf que le film français s’en inspire tandis que celui du cinéaste anglais relate l’histoire vraie.

C’est un récit si improbable qu’il ne pouvait être que réel. Une richissime new-yorkaise (Meryl Streep), grande mécène des arts, apprécie également chanter des airs d’opéra en public… Sauf qu’elle chante très très (très) faux. Pour la protéger des rires moqueurs, son mari – incarné par un Hugh Grant sidérant – rivalise d’ingéniosité afin qu’elle ne se rende compte de rien.

Entre rires et larmes, on passe d’un état émotionnel à un autre en un claquement de doigt. Stephen Frears filme avec rigueur et simplicité. Cette retenue dans la mise en scène laisse de l’espace aux acteurs et l’opportunité au scénario de dévoiler toute sa richesse. Modeste et efficace.

Florence Foster Jenkins sort le 13 juillet 2016.

Avis

7,5 Touchant !
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Nicolas Diolez

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