[Critique] Alabama Shakes : on dirait le Sud….

Non, le quatuor dixie le plus excitant du moment ne s’est pas reconvertis en tribute band to Nino Ferrer (le mélange des genres aurait eu de la gueule, remarquez). A l’image de leur premier album Boys & Girls , Alabama Shakes, emmené par la puissante voix de Britanny Howard, reste fidèle aux sonorités du grand Sud Américain tout en insufflant une touche de modernité bien dosée.

C’est ce qui marque à la première écoute : une production bien léchée, moins brute et des arrangements travaillés. Si Sound and Color n’est pas aussi spontané et fulgurant que son prédécesseur, le cœur de la musique d’Alabama Shakes reste le même : un savoir-faire typique du Sud des Etats-Unis, baigné dans la soul et le rock sixties.

Les nappes de synthé psyché chatouillent des parties guitares inspirées, au service de mélodies qui font souvent mouche (Gimme All Your Love, Don’t Wanna Fight, Dunes en têtes de gondole).

Au dessus de ce bouillonnement musical, la voix rageuse d’Howard, entre Janis Joplin et Aretha Franklin, rien que ça. Sound and Color, assurément l’une des très bonnes pioches de l’année.

Sound and Color d’Alabama Shakes est sorti le 21 avril 2015

Avis

7 Bon
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