[Critique] À trois on y va, renouveau du trio

Il y a les grands films qui marquent l’histoire et il y a les films justes qui touchent droit leur but. Jérome Bonnell redonne avec À trois on y va ses lettres de noblesse au très usé canevas narratif du trio amoureux parce qu’il le fait avec une justesse plus difficile à atteindre qu’on ne le croit.

Il faut être un sacré équilibriste pour apporter un relief et une personnalité à trois personnages qui se trompent et se mentent les uns les autres. Son réalisateur nous fait attacher à chacun en filmant avec une intense sensualité ces corps et ces êtres qui s’aiment dans une forme d’utopie dénuée de jugement. Son cadre est restreint à l’expression des peaux derrière lesquels se cachent des coeurs qui battent.

Mieux, il fait évoluer la drôlerie inhérente aux quiproquos de ce jeu de cache-cache vers une forme d’utopie romantique parfaitement concentrée, comme en témoigne un final digne et cohérent. Et bien sûr, À trois on y va est aussi un numéro d’acteurs d’où émerge la très grande Anaïs Demoustier, décemment une des meilleures actrices de sa génération.

À trois on y va sort le 25 Mars en salles.

Avis

8 Franche réussite
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