Cannes – 2019 : Critique Bull : prendre le taureau par les cornes

Bull est le récit initiatique d’une jeune adolescente qui fait la rencontre d’un homme pratiquant le rodéo texan. Une belle histoire intime.

Pour son tout premier long-métrage, Annie Silverstein ne tente pas réinventer les codes du cinéma indépendant américain, mais elle démontre un savoir-faire indéniable et une vraie maîtrise de la narration.

L’âge du choix.

L’adolescente oscille entre deux vies : suivre le chemin de sa mère, impulsive et… En prison ; ou bien apprendre auprès de son mentor (et figure paternelle en l’absence du vrai père) une vie plus saine mais dure. La réalisatrice présente ces choix avec une certaine justesse. D’ailleurs, c’est le terme qui définit le mieux Bull.  On le retrouve dans le casting : une actrice principale talentueuse au visage atypique ; l’homme, les traits marqués par le temps qui par sa seule présence physique, sans posséder beaucoup de dialogues, fait ressentir la dureté de sa vie.

Cannes - 2019 : Critique Bull : prendre le taureau par les cornes

La mise en scène de l’intime

Silverstein laisse sa caméra aller au plus près de ses protagonistes. Sans tomber dans des effets racoleurs, elle dépeint une vision naturaliste d’une certaine Amérique rurale. Par la sobriété de sa réalisation, elle laisse les hommes et les femmes devenir crédibles aux yeux du spectateur. Peu de mots, beaucoup de regards pour former une première œuvre des plus réussies.

Bull est dans la sélection un certain regard au Festival de Cannes 2019.

Cannes - 2019 : Critique Bull : prendre le taureau par les cornes

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Nicolas Diolez

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