[Critique] Tout en haut du monde, là où les coeurs gèlent

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Sacha est une jeune fille de l’aristocratie russe dont le grand-père a disparu lors d’une expédition au Pôle Nord. En se lançant avec courage sur ses traces, elle affrontera le froid, son passé et un passage à l’âge adulte quelque peu risqué. Voilà pour les grandes lignes de ce nouveau pari de l’animation française intitulé Tout en haut du monde.

Salué à Annecy, ce long-métrage mérite les louanges d’usage. La beauté du geste, composée de pastels colorés et d’une animation crayonnée à l’ancienne, donne à ce projet les allures d’un singulier retour aux sources. En accord avec les auteurs, on se remémore les récits d’aventures de Jules Verne, à une époque où la Terre recelait encore des parcelles inconnues.

Rémi Chayé et son équipe respectent les dimensions de leur hommage à la décimale près, ne sortant que très peu du cadre contraignant qu’ils se sont imposés. C’est pourtant précisément d’une sortie de piste que pourrait naître le souffle romanesque tant recherché. Ce dernier n’est ici qu’au stade embryonnaire, sans doute un peu trop fabriqué pour pleinement convaincre.

Tout en haut du monde sort le 27 Janvier 2016 en salles.

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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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