[Critique] Vie Sauvage : born to be wild

Longtemps après un certain William Wallace, Mathieu « Paco » Kassovitz s’écrie lui-aussi Liberté devant la caméra de Cédric Kahn. Avec Vie Sauvage, notre esprit de consommateur capitaliste prend la clé des champs.

Il ne faut pas prêter au réalisateur toute intention d’imposer un mode de vie à travers le prisme du septième art. Paco personnifie simplement une alternative où la nature et le communautarisme règnent. Le cinéaste peint une autre forme de société sans en omettre les faiblesses ni sombrer dans l’idéalisme naïf.

Vie Sauvage dresse également le portrait d’une famille. D’un père voulant élever ses deux fils selon ses propres règles, quitte à en devenir hors-la-loi. Une figure paternelle abîmée par ses choix, passant de héros à bourreau pour des gamins devenus grands, rêvant de revenir aux normes. Un trio poignant, magnifiquement interprété par les cinq acteurs.

En dépit du côté brut de son introduction, le film se laisse conduire par une certaine monotonie, accusant de sérieuses longueurs en son milieu et s’essouffle petit à petit avant de retrouver une pointe d’énergie sur son final.

Vie Sauvage sort le 29 octobre 2014

Avis

7,5 Kassovitz dans son meilleur rôle
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