Le nouveau Resident Evil de Zach Cregger est sorti cette semaine et démarre en trombe ! L’occasion de revenir sur toute la saga de film live action et d’enchainer avec un rendez-vous chez l’ophtalmo…
8 – Resident Evil : Afterlife (2010)
Le tournant qui a fait basculer la saga de mauvais films à de grosse série Z. Le film est une catastrophe en tout point. L’histoire est vide, les effets spéciaux sont atroces, rien n’a de sens. On tombe dans un summum du mauvais goût (mon dieu le combat final avec Wesker) qui se croit être génial, tout ça parce qu’il a de ralenti stylisé et de la 3D. Très certainement un des pires films de l’histoire hollywoodienne.
Note : 1/10
7 – Resident Evil (2002)
Premier opus et déjà une incompréhension. Comment ce film a pu devenir culte et être un succès ? Outre l’absence totale de fidélité que l’on pourrait laisser passer, c’est un divertissement d’une pauvreté abyssale. Les personnages sont des coquilles vides, l’intrigue met 45 minutes à se lancer, les décors sont en carton pâte et l’histoire est d’une platitude affligeante. On nous promet de l’action horrifique mais l’action se résume à des personnages fixes qui tirent sur des trucs lents et l’horreur à trois zombies qui marche après nos personnages et un gros monstre en CGI qui pique les yeux. Le ver était dans le fruit dès le début.
Note : 3/10
6 – Resident Evil : Apocalypse (2004)
A l’image de son prédécesseur, ce second opus est d’un ennui mortel à cause de personnages complètement vides (au secours, on ne fait pas pire que Jill Valentine niveau construction de personnage) et de l’absence totale d’intrigue pendant 50 minutes. Le film se réveille un peu plus sur son dernier tiers lorsque les personnages ont enfin un plan et un objectif et que l’augmentation de budget se voit niveau pyrotechnie. Mais bon, faut-il encore réussir à tenir jusque là…
Note : 3.5/10
5 – Resident Evil : Retribution (2012)
Ce cinquième opus a pour avantage de passer après l’horrible Afterlife. Ce qui en fait une expérience moins douloureuse. En effet, le film est beaucoup plus généreux dans ses péripéties. Il reprend le concept d’arène du jeu vidéo pour offrir une variété d’action pas désagréable. Paul W.S Anderson s’avère même avoir quelques idées intéressantes entre l’introduction à l’envers, son premier acte qui nous mène en bateau et le retour des personnages de la saga pour mettre face à ses traumatismes. Mais c’est sans compter sur l’incompétence de Anderson pour gâcher toutes ses idées par une absence totale d’écriture qui rend le tout abscons.
Note : 4/10
4 – Resident Evil : Bienvenue à Raccoon City (2021)
Le reboot de 2021 démarrait sur de bonnes bases. L’univers des jeux étaient là, avec une ambiance inquiétante, une photographie plutôt léchée. Les personnages sont relativement bien caractérisés. La façon de dépeindre Raccoon City comme une ville rurale en déperdition à cause de Umbrella ancre l’histoire dans une réalité sociale vraiment prenante. Mais malgré des prémisses fortes intéressantes, le métrage se voit saboté par sa production et des coupures budgétaires qui hache le scénario et enlaidit les CGI. Nous avons donc devant nous un film pas fini avec une histoire qui se conclut alors qu’elle venait à peine de démarrer, comme s’ il manquait un gros acte au milieu. Un gâchis.
Note : 4/10
3 – Resident Evil : Extinction (2007)
Comme quoi engager un vrai réalisateur, parfois c’est utile. Russel Mulcahy ramène son bagage pour empaqueter avec talent ce troisième opus. L’action y est lisible, il prend le temps de créer une atmosphère, de la tension et sa séquence des oiseaux zombies est un véritable moment de cinéma. Malheureusement Paul W.S Anderson est toujours à l’écriture et le scénario est encore une fois dépourvu d’enjeu, de sens et met une bonne heure à démarrer son histoire qui tient sur un post-it.
Note : 4,5/10
2 – Resident Evil : Chapitre Final (2016)
Il s’est fait dézinguer à sa sortie notamment à cause de son montage qui, effectivement, nécessite une bonne aspirine. Mais cela mis de côté, nous trouvons que cet opus est le meilleur de la saga du Paulo. Pour une fois, il y a une vraie générosité dans l’action et le réal s’est un peu creusé le crâne : course poursuite avec des monstres, bataille sur un tank, invasion de forteresse, phase d’infiltration, Mila qui se bagarre à l’envers. Tout est là pour nous divertir. Après bon encore une fois, il réécrit les origines de son univers en faisant un tout incohérent mais on avait déjà lâché l’affaire.
Note : 5/10
1 – Resident Evil (2026)
Sans grande surprise, le nouveau reboot par Zach Cregger est le meilleur opus et de loin. Après c’était pas très compliqué. Le réalisateur de Barbare et Évanouis refait un coup de maître avec ce Resident Evil qui embrasse pleinement ses origines vidéoludiques. En effet, le film est une lettre d’amour et s’accapare les mécaniques de jeu vidéo pour en faire des éléments dramaturgiques (les balles limitées, l’acquisition Xp du personnage principal, la caméra en 1er ou 3ème personne). Et cela sans oublier d’en faire un véritable film à lui, où il reprend ses thématiques précédentes en traitant du rapport homme/femme, de la paternité et de l’enfance. Le tout dans un film jouissif au possible dans sa générosité, son jusqu’au boutisme et son humour toujours efficace !
