[Critique] Swing Kids, résister par la danse

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Vous ne le savez peut-être pas mais Christian Bale et Kenneth Branagh se sont déjà affrontés dans un long-métrage. Rajoutez-y Robert Sean Leonard (Wilson de House, c’est lui) en passionné de swing affrontant la pression nazie et vous obtenez Swing Kids.

On y suit une bande d’amis qui, en 1939, se moque des conventions hambourgeoises en dansant frénétiquement le swing. Incroyablement vivifiantes et rarement doublées, ces séquences électrisent un long-métrage qui bascule dès lors qu’une partie de la bande se doit de rejoindre une jeunesse hitlérienne dont ils se moquent. Rarement mise en scène, l’idée d’une propagande xénophobe et abrutissante à même de faire plier en douceur les esprits les plus réfractaires est retransmise ici avec force et intelligence.

Elle donne lieu en de multiples conflits entre des personnages à la psychologie tristement humaine notamment lorsque Peter, harassé par le défaitisme de tout son entourage, doit choisir quelle voie prendre pour conserver sa dignité. Le tout dans une mise en scène certes sans emphase mais honnête, cadrant de brillantes performances sans mauvais goût.

Une histoire méconnue qui mérite d’être redécouverte, au-delà de la promotion aujourd’hui reconnue de son admirable casting.

Disponible en DVD, Swing Kids est sorti le 21 Juillet 1993 dans les salles françaises.

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8 À voir absolument
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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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