[Critique] Men, Women & Children, détresse 2.0

Gageure du film choral aux 14 personnages d’abord. Défi du projet destiné à englober l’influence du cyber-espace sur les rapports modernes ensuite. Soit une ambition prompte à entrainer de multiples moues boudeuses, à l’exemple d’une critique américaine d’une froideur glaciale à l’égard de ce Men, Women and Children.

Un état de fait regrettable au vu d’un long-métrage savamment équilibré et rarement moralisateur, laissant le dialogue s’ouvrir une fois passé la projection. Pour sûr, Reitman ne révolutionne pas un catalogue qui n’intègre pas toujours bien ses cas de figure au grand schéma des choses. Mais son humaine inquiétude se transmet efficacement à son audience.

Mieux, l’esthétique quelque peu mélancolique instillée par la photographie et une très belle composition musicale donnent matière à s’interroger sur nos relations biaisées, heureusement contrastées par l’ironie off d’Emma Thompson. Rajoutez à cela une interprétation générale brillante (dont une Jennifer Garner au firmament) et vous obtenez une belle peinture de notre société contemporaine mutée par l’informatique.

Men, Women & Children sort le 10 Décembre en salles.

7.5 À voir
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