Tout au long du Festival OFF d’Avignon 2026, nous rassemblons ici les spectacles d’humour et les comédies qui ont retenu notre attention. Certains ont déjà été vus en amont ou lors de précédentes présentations, avant que cette sélection ne s’enrichisse au fil de nos découvertes sur place. Comédies absurdes, spectacles burlesques ou formes plus décalées : voici les propositions à suivre cette année.
Pour une vue d’ensemble du programme, retrouvez aussi notre sélection de spectacles à voir au Festival OFF d’Avignon 2026.
Fin, fin et fin

Récompensé aux Molières 2026, Fin, fin et fin part d’une idée délicieusement absurde : trois amis décident d’aller pique-niquer alors que la fin du monde vient d’être annoncée. Le spectacle joue avec le burlesque, le rythme, le décalage et une forme d’humour très visuel. Derrière la situation impossible, c’est aussi notre manière de réagir au chaos qui se dessine. Une comédie déjantée, inventive et réjouissante.
Infos pratiques : à voir au Théâtre des Béliers, du 4 au 25 juillet à 22h45. [COMPLET]
Nous avions déjà consacré une critique complète à ce spectacle, à retrouver ici.
Super Freak

Super Freak est le genre de comédie parfaite pour finir une journée de festival avec l’esprit léger. Le spectacle s’amuse à détourner les codes du film d’horreur américain avec une énergie burlesque et parodique assumée. On y retrouve le plaisir du jeu, du second degré, des références détournées et des situations qui partent joyeusement dans tous les sens. Une proposition drôle, inventive et très efficace.
Infos pratiques : à voir au Théâtre des Lucioles, du 3 au 25 juillet à 22h25, relâche les mercredis.
Nous avions déjà consacré une critique complète à ce spectacle, à retrouver ici.
L’homme et le pêcheur

L’homme et le pêcheur navigue entre comédie surréaliste, imaginaire débordant et trouble plus intime. Le spectacle fait sans cesse circuler le récit entre la salle de théâtre, l’esprit d’un homme et un univers presque fantasmé. L’écriture joue avec les glissements de ton, les rebondissements et les situations absurdes, sans perdre sa finesse. Une farce intelligente, portée par un vrai sens du rythme.
Infos pratiques : à voir au Théâtre Le Petit Chien, du 4 au 25 juillet à 20h45, relâche les mardis.
Nous avions déjà consacré une critique complète à ce spectacle, à retrouver ici.
Et Dieu créa le sport

Avec Et Dieu créa le sport, Alexis Chevalier et Marguerite Klœckner imaginent une version burlesque de la naissance du sport. Face aux conflits humains, Dieu envoie cinq anges sur Terre avec une mission : trouver un moyen de ramener la paix. De là naissent la course, le tennis, la boxe, le football ou encore la natation synchronisée, dans une comédie pleine d’énergie et de fantaisie. Une proposition joyeuse, loufoque et plus maligne qu’elle n’en a l’air.
Infos pratiques : à voir à l’Ancien Carmel d’Avignon, salle La Chapelle, du 4 au 23 juillet à 20h40, relâche les 10 et 17 juillet.
Nous avions déjà consacré une critique complète à ce spectacle, à retrouver ici.
Full Fool Foule
Il est drôle, très drôle. Nous ne l’avons pas découvert pendant ce festival mais à Paris, avec son précédent spectacle Le sublime sabotage. Séduits par son franc-parler, son impertinence et son audace, nous avons eu envie d’en découvrir plus. Dans Full Fool Foule, le comédien nous parle de solitude, celle à laquelle on n’échappe pas, nulle part ; celle qui nous colle aux basques même quand nous sommes en groupe, noyés dans une foule de solitudes. À mi-chemin entre l’univers délicieusement absurde d’un Monsieur Fraize et l’irrévérence jubilatoire d’un Jérémy Ferrari, Yohann Métay s’autorise tout, même à laisser une grande part d’impro à son spectacle, et c’est pour ça qu’on l’aime. Sa plume, son sens du rythme et sa maîtrise de l’absurde sont un régal pour nos oreilles et nos zygomatiques. Une heure de solitude partagée pendant laquelle on rit beaucoup et ça fait un bien fou !
Infos pratiques : à voir au Théâtre des Corps Saints, les 5, 7, 11, 13, 15, 17, 19, 21 et 25 juillet à 20h15.
Singulière

Dès les premiers instants du spectacle, on ne s’inquiète plus de savoir si l’on a fait le bon choix, si l’on va rire ou non : on sait que l’on va, quoi qu’il arrive, passer un bon moment en sa compagnie ! Car, outre son talent, ce que Charlotte Boisselier a pour elle, c’est son capital sympathie. Et mine de rien, ça compte. Mais rassurez-vous : on rit aussi beaucoup, et on apprend même deux ou trois choses au passage. La jeune femme s’attaque sans attendre aux étiquettes que l’on se colle les uns aux autres, aux cases dans lesquelles on voudrait ranger tout le monde et qui n’ont jamais été aussi nombreuses… Elle devance les questionnements sur son physique androgyne, comme ça c’est fait, et nous offre quelques moments hilarants comme le combat que chacune de nous a dû livrer au moins une fois dans des toilettes publiques avec le rouleau de papier WC ! Le temps passe finalement très vite avec Charlotte Boisselier, dans un spectacle drôle, tendre et fédérateur, traversé par un profond message d’acceptation de soi et de tolérance.
Infos pratiques : à voir au Cinévox Théâtre, du 4 au 25 juillet à 20h, relâche les 6, 10, 13, 15 et 20 juillet.
Bertrand Usclat est Drôle

Porté par le succès de son format court, « Broute », qui cartonne sur les réseaux sociaux, Bertrand Usclat s’est lancé un défi : celui d’être Drôle pendant une heure sur scène ! « Titre non contractuel » précise-t-il tout de même, histoire de ne pas prendre trop de risques ! Mais qu’il se rassure : la mission est remplie. Il a réussi à nous faire rire avec son cynisme, son audace et ses vannes un peu grinçantes, mais aussi à nous surprendre par le soin porté à la mise en scène. En effet, si les thèmes abordés ne sont pas toujours assez originaux pour nous rester en tête, il réussit en revanche à marquer les esprits par sa manière de faire le show et la richesse de son univers, plus proche d’une forme théâtrale que des codes classiques du stand-up. Aux sketchs (qui s’appuient parfois très habilement sur la projection vidéo) s’entremêlent des chansons pleines de malice et des réflexions existentielles, offrant au spectacle un rythme redoutablement efficace. Aussi bon chanteur que comédien, Bertrand Usclat réussit une fois de plus à faire mouche avec ce spectacle co-écrit avec Martin Darondeau, son complice sur De La Comédie-Française, leur premier long-métrage à l’affiche dès ce mois de juillet. Un seul-en-scène malin et réjouissant, qui confirme que Bertrand Usclat sait décidément très bien faire rire en sortant du cadre.
Infos pratiques : à voir au Théâtre des Béliers, salle 2, du 4 au 25 juillet à 22h30, relâche les jeudis.
Retrouvez, tout au long de ce Festival OFF d’Avignon 2026, nos découvertes thématiques : théâtre contemporain, récits et seuls-en-scène, humour et comédie, classiques et adaptations, jeune public, danse et cirque, et découvertes musicales.
Sans oublier, bien sûr, nos coups de cœur !
