Critique Why Nobody Remembers My World ? T.1 : un seinen pétillant

Why Nobody Remembers My World ? nous immerge dans une aventure fantasy palpitante. Quête épique et combats explosifs sont au programme !

Il y a cent ans, une guerre éclata entre les 5 races (démons, célestins, spectres, dragons et humains) du monde de Why Nobody Remembers My World ?. L’humanité vit émerger un prophète nommé Sid, qui lui permit d’enfermer les quatre autres races dans des tombeaux. Aujourd’hui, Kai et ses amis sont chargés de les surveiller. Mais, alors qu’il se ballade dans sa ville, le monde est « réécrit ». Dans ce monde réinitialisé, l’humanité a perdu la guerre et ses amis n’ont aucun souvenir de lui. Kai va alors se battre pour rétablir le monde dans lequel il évoluait. Ce seinen est en cours avec 5 volumes sortis au Japon et 4 en France aux éditions Doki Doki.

L’épopée apocalyptique

Aux premiers abords, Why Nobody Remembers My World ? semble réunir platement et une énième fois les poncifs du genre fantasy. On retrouve le thème de l’épopée incarné par Kai, devenu héros malgré lui par quelque procédé scénaristique relevant du fantastique. Le tout, dans un monde bercé par la légende salvatrice du prophète Sid et regorgeant de races aux pouvoirs magiques. Sans oublier la dimension ecchi (esquissée dès la jaquette suggestive) pour rameuter une part non négligeable de lectorat. Ce seinen nous expose alors un jeune homme tentant de rétablir son monde antérieur, dans un univers pas vraiment plus innovant.

Critique Why Nobody Remembers My World ? T.1 :
© Arikan / Kei Sazane / Doki Doki

Non sans surprise après ce constat en demi-teinte, ce manga se révèle particulièrement prenant. Ce premier volume introductif mêle avec brio l’exposition d’un univers dense à l’action pour un rythme soutenu. Et ce, dès le départ; ce seinen rentre rapidement dans le vif du sujet avec la réécriture du monde entamée dès le chapitre 2. Les explications se plaçant durant les combats ou lors des dialogues, elles ne ralentissent pas la progression des évènements.

Un monde impitoyable

Les éléments de ce premier volume amènent de nombreuses interrogations, parfait pour donner envie de se ruer sur la suite des aventures de Kai. Non seulement pour découvrir comment le monde a pu être réécrit. Mais surtout en vue de découvrir les antagonistes clés de ce seinen. Eh oui, de nombreuses embuches se dressent sur le chemin de Kai ! A commencer par des antagonistes redoutables comme Vanessa, introduite à la toute fin de ce volume. Why Nobody Remembers My World ? promet alors des combats explosifs sublimés par des dessins de qualité.

Ce seinen tire donc sa force de son univers graphique soigné. Adapté d’un roman de Sazane Kei, le dessinateur Arikan y appose son style fluide et contrasté. Les pages se trouvent alors garnies de planches fournies et lisibles jouant sur les angles de vue pou accentuer les émotions des personnages. Il nous gâte aussi via des planches plus remplies pour souligner leur importance, mais malheureusement parfois trop foncées. En outre, le charadesign ne se révèle pas des plus innovants. Les personnages et les monstres ne se démarquent pas des productions lambdas par des attributs singuliers. En ce sens, Why Nobody Remembers My World ? ressemble à ce que l’on peut voir dans God Eater, par exemple.

Fondations solides

Malgré son insertion dans un genre déjà décliné à de nombreuses sauces, ce seinen parvient à tirer son épingle du jeu. Grâce à un narration maîtrisée portée par une mise en scène énergique, Why Nobody Remembers My World ? parvient sans mal à happer son lecteur. Un début réussi qui promet une suite des plus ardentes.

Le volume un de Why Nobody Remembers My World ? est paru le 4 mars 2020 aux éditions Doki Doki.

Critique Why Nobody Remembers My World ? T.1 :
© Arikan / Kei Sazane / Doki Doki

Avis

7.5 Chouette
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About Author

Clem MP

Tout ce que l'on sait de ce mystérieux individu, c'est qu'il se nourrit quasi-exclusivement de productions nippones et de musique. L'exploration de ces deux genres lui a valu mille émerveillements de la pop commerciale au rap métal, du shonen aux fantasy les plus délirants. Mais aussi de nombreuses souffrances, c'est ça l'amour après tout…

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