[Critique] Une merveilleuse histoire du temps

Frappée d’une tragédie battue en brèche par une unique force de conviction, la vie de Stephen Hawking se prêtait naturellement à l’exercice du biopic. Caressé de bruits de couloir dithyrambiques (et ses potentiels oscars en guise de cerise), Une Merveilleuse Histoire du Temps relève la tâche, même si pour y parvenir il lui faudra user d’artifices quelque peu rouillés.

Dès un démarrage sur les chapeaux de roues, il ne faut pas longtemps pour s’enthousiasmer devant la performance mémorable livrée par le jeune Eddie Redmayne, véritable torpille émotionnelle. Il est l’incarnation même du dur labeur de l’acteur, celui qui nuance une partition sans jamais céder à la facilité, qui rend palpable une souffrance dont on souhaiterait nier, par protection, l’existence.

En cohésion, l’alchimie amoureuse qui est au coeur du récit fait dans un premier temps mouche et ne déséquilibre pas la passionnante évolution scientifique de ce jeune génie en devenir. Ça n’est que progressivement que la mise en scène, alors aérienne et élégante, peine à faire sentir le poids du temps et voit vaciller la flamme d’un amour unique en l’étouffant sous une tendresse trop bienveillante.

Une merveilleuse histoire du temps sort le 21 Janvier 2015 en salles.

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6 Pas Mal
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