[Critique] Salt and Fire, vers la fin de l’humanité ?

Werner Herzog n’aime pas être un cinéaste comme les autres. Il tourne aussi bien des documentaires que des fictions, détestent les formats standards de narration et privilégie des histoires originales. Autant dire que Salt and Fire est un film « 100% made by Werner Herzog ». 

Une narration qui sort des sentiers battus. Dans ce débat entre un PDG (Michael Shannon) qui a causé une catastrophe écologique et une envoyée de l’ONU (Veronica Ferres), on ne sait jamais très bien vers où on va… Le récit garde son lot de mystères, ce qui lui donne un rythme contemplatif qui pousse le spectateur à changer de point de vue par rapport aux éléments. En effet, tout le propos du film tourne autour de la question de perspective. Salt and Fire se révèle être une puissante réflexion sur notre monde.

Des images sublimes. Le cinéaste allemand filme un lieu qui se nomme le lac du Diable en Bolivie. Ici, pas d’eau, mais du sel à perte de vue. Le réalisateur met en avant ces décors époustouflants avec légèreté – on note l’utilisation du drone de plus en plus courante au cinéma et fort utile dans ce contexte. Or, quand la forme révèle parfaitement le fond, on sait qu’on tient un bon film.

Salt and Fire sort le 7 décembre 2016.

Avis

8 Passionnant
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Nicolas Diolez

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