[Critique] L’homme aux mille visages, polar à l’ancienne qui manque de sel

Le réalisateur Alberto Rodriguez avait marqué les esprits par son polar poisseux, La isla mínima, qui laissait envisager le meilleur pour son nouveau long-métrage. Le précédent lorgnait du côté des thrillers « d’ambiance » (Seven, True Detective), tandis que L’homme aux mille visages avec ses gangsters attachants penche du côté de Scorsese.

Manipuler ou être manipulé. Inspiré d’une histoire vraie, c’est le récit d’un homme qui joue sur tous les tableaux afin d’en tirer profit, trompant au passage de nombreuses personnes et gouvernements… Bref, un sujet qui convient parfaitement au cinéma. Le film est solidement construit et les acteurs s’en donnent à cœur joie.

Un manque de panache. Outre son rythme qui perd pied, c’est surtout dans le traitement de cet énième polar de ce style que le film de Rodriguez y laisse la majorité de ses plumes. L’homme aux mille visages manque d’ampleur et de saveurs, se laissant regarder poliment, mais sans jamais obtenir le pouvoir d’attraction d’un bon polar de la même veine.  Hélas, sans être un mauvais film, L’homme aux mille visages demeure profondément académique de bout en bout.

L’homme aux mille visages sort le 12 avril 2017.

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Nicolas Diolez

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