[Critique] Les Merveilles porte bien son nom

« Une merveille est une chose qui vous laisse sans voix » explique Alice Rohrwacher. Une situation qui correspond bien à l’état ressenti devant son dernier film, grand prix cannois du cru 2014. Et puisque celui-ci répond au poétique nom de Merveilles, voilà qui tombe à pic.

Pourtant, la réalisatrice penche son regard tendre et rêche à la fois sur une famille d’apiculteurs en crise, pas loin de la Toscane. Entrainée vers une pente de plus en plus difficile à tenir, la famille vit des situations qui rappellent la véracité du style néo-réaliste transalpin, ici renouvelée avec une beauté minérale proche de la poésie.

Au sein des ruines marginales de la campagne, où chaque jour annonce un nouveau combat, le merveilleux se niche à hauteur d’enfant et de leurs rêves innocents. Là, la cinéaste capte de brillants moments d’onirisme doucereux comme une brise d’été, rappelant qu’avec un vrai regard humain la caméra est autre chose qu’un outil technique de frimeur. Beau.

Les Merveilles sort le 11 Février 2015 en salles.

Avis

8 Précieux
  • User Ratings (1 Votes) 0.5

About Author

Avatar

Leave A Reply