[Critique] Keeper of Darkness, recette du Constantine à la crème

Le PIFFF accueille pour la première fois de son histoire un film hongkongais. Succès dans son pays natal, Keeper of Darkness peut se définir comme un Constantine local… si Garth Ennis s’était attendri avec un bon pétard.

L’ambition est maîtresse de maison. A bonne distance de la noirceur attendue, Keeper of Darkness suit le parcours d’un medium qui rappelle les démons à l’ordre avec ce soupçon naïf et déglingué du cinéma chinois. Nick Cheung, acteur principal et réalisateur, bariole son bébé de ruptures de tons et d’un second degré qui rend le visionnage ludique et détonnant. Vu de l’Occident, le blockbuster étonne grâce à son envie de trop en faire avec une sincérité désarmante, sans jamais s’excuser d’être.

Un beau bordel reste un bordel. Quoi de mieux que d’être étonné par une grosse machinerie à l’heure où Hollywood nous ennuie avec la fadeur de ses productions ? A priori rien, si le film ne se perdait pas autant dans ses sous-intrigues dont l’extrême ridicule laisse parfois coi. Au détour d’un au-delà sali par une production design hideuse ou au travers d’un « épilogue » au mièvre assassin, Keeper of Darkness ressemble parfois à une tarte à la crème indigeste. A vous de mesurer quel est le taux de sucre que supporte votre organisme…

Keeper of Darkness a été présenté hors-compétition au PIFFF 2016 et n’a pas encore de date de sortie française.

 

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Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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