[Critique] Hungry Hearts, notre point d’interrogation

Une véritable interrogation spectatorielle n’aura guère manqué de m’assaillir à la sortie d’Hungry Hearts, quatrième long-métrage de fiction de Saverio Constanzo. À savoir si il faut se féliciter de la dureté de Mina, protagoniste féminine du récit, ou si il faut souligner l’autisme particulièrement anxiogène qu’elle apporte, noyant toute éclaircie.

Au terme d’un final dirigé comme le nez au milieu de la figure, j’aurais plutôt tendance à me désoler d’une mécanique du désespoir qui provoque en retour un tortillement de bassin embarrassé. D’autant plus qu’Hungry Hearts ne manque d’idées savamment construites, comme une mise en place intègre vis-à-vis de la véracité de ses personnages ou un duo à l’alchimie et au naturel éclatants.

La mise en scène, d’abord alerte et d’une fragilité rafraichissante, semble progressivement tâtonner en accord avec un récit voguant d’une tonalité à une autre, dans le but avéré de mieux retranscrire le précaire état de ses personnages. Idée maligne mais qui dissout en échange l’attachement ressenti envers une mère dont le violent mutisme n’est jamais clairement expliqué et dont on guette en vain le coup de colère salvateur.

Hungry Hearts est disponible en Blu-Ray, DVD & VOD.

Avis

5.5 Moyen
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