[Critique] De plus belle, pour apprendre à s’aimer soi-même

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D’un côté le cancer, de l’autre, Florence Foresti. Au premier abord, cela peut sembler antithétique, au deuxième c’est la combinaison idéale pour De plus Belle.

Moins de larmes, plus d’âme. Le film aurait pu facilement se laisser emporter par son sujet et tomber dans un pathos pesant. Finalement Anne-Gaëlle Daval a su éviter le piège. Tragédie et pleurs sont utilisés avec parcimonie dans une idée de réalisme, et le reste se concentre sur la reconstruction, plutôt que sur la destruction.

Florence Foresti se met à nu. Pour une fois, pas de sketch, pas de jeu excessif, pas de farce. L’actrice joue juste, joue simple. Elle incarne ce personnage avec douceur et timidité et parvient à nous faire oublier la femme de scène qu’elle est. Ne vous méprenez pas, du comique, il y en a ! Des instants savoureux portés par Mathieu Kassovitz et Jonathan Cohen (Papa ou Maman 2) qui redonnent le sourire, lorsqu’il tend à s’effacer.

Le pragmatisme domine le fatalisme. Dans De plus belle, le cancer n’est pas abordé comme une finalité, mais plutôt comme un recommencement. La vie de Lucie ne s’arrête pas, elle change. C’est une nouvelle existence faite d’acceptation et d’adaptation, mais jamais d’abandon. Alors plutôt que de raconter le malheur de la maladie, le film préfère en dessiner l’espoir.

De plus belle sort le 8 mars 2017 dans les salles.

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