Cannes 2018 – Critique Voyage à Tokyo : un chef d’œuvre universel et intemporel

Le Festival de Cannes, ce n’est pas seulement l’occasion de découvrir ce qui se fait de mieux dans le monde à l’heure actuelle, c’est aussi une sélection de grands classiques du cinéma, souvent présentés en version restaurée, à l’image de Voyage à Tokyo (1953) du cinéaste japonais Yasujiro Ozu.

Un film sur la vie, la vraie. Derrière cette histoire de parents qui viennent voir leurs enfants à Tokyo se trouve un récit d’une grande beauté sur les relations familiales, la vie et la mort. De grands thèmes traités sans lourdeur, ni excès. Il y a beaucoup de tendresse et d’humanité dans la manière du cinéaste de dépeindre ses personnages. Il ne pose aucun jugement sur eux et ne fait que montrer la complexité de leur vie.

Chef d’œuvre. Avec une carrière bien remplie de 54 films, Ozu touche néanmoins avec Voyage à Tokyo l’apothéose de son style. Ce qui définit peut-être le mieux son génie, c’est sa capacité à faire résonner ses histoires avec le vécu du spectateur. Ses sujets sont universels et intemporels et c’est en faisant le pont entre notre vécu et celui des personnages qu’on découvre à quel point la vie est aussi belle que mélancolique. Ce n’est pas une expérience qu’on vit devant n’importe quel film !

Voyage à Tokyo sortira en version restaurée le 1er août 2018 chez nous.

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9,5 Magnifique !
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Nicolas Diolez

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