Critique Leto : notre Palme d’Or de 2018

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C’était notre premier film vu de la compétition du Festival et notre premier choc. Leto du cinéaste russe Kirill Serebrennikov est une oeuvre sidérante qui aura marqué l’année.

Il n’est pas aisé de faire de la musique rock/punk sous le régime soviétique. L’histoire (en partie véridique) tourne autour d’un chanteur, Mike Naumenko, grand amateur de la musique occidentale (Bowie, Lou Reed…), de sa femme et d’un second chanteur qui va exploser le paysage du rock en URSS, Viktor Tsoi. Il y a un vent de liberté, d’amour et de créativité qui accompagne ce trio tout le long du film. Cette énergie se mue lentement en une douce mélancolie, triste constat d’une époque et d’un régime qui interdit de vivre pleinement.

Un film touché par la grâce cinématographique. On pense à cette reprise endiablée de « Psycho Killer » des Talking Heads dans un train ou encore à la beauté globale de la mise en scène qui utilise à la perfection le noir et blanc et laisse la caméra se balader avec virtuosité. A la fin de ces deux heures qui ne laissent aucun répit au spectateur, une émotion qui prend aux tripes se dégage du film. Le type d’émotion qui fait vivre un grand et inoubliable moment de cinéma.

Leto sortira le 5 décembre 2018 en France.

Retrouvez tous nos articles consacrés au Festival de Cannes 2018 ici

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Avis

9,5 Sublime !
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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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