[Critique] Après la nuit, rasta et machette

Filmer le réel sans perdre de vue la force de la fiction, tourner en extérieur avec des personnalités locales, rapporter la misère d’un lieu sans susciter la pitié… Basil Da Cunha marche, pour son premier long-métrage, sur les plates-bandes d’un cinéma balisé, impression renforcée par cette histoire de dettes et de petites frappes dangereuses.

Sur un plan purement narratif, Après la nuit est un long-métrage relativement pauvre, au sens où le seul conflit d’ouverture ne cesse d’agir comme leitmotiv principal, engendrant une série de fuites dont on finit par se désintéresser. Peu aidé par l’étrange logique de ses personnages, le film tire sa force de son ambiance et de sa mise en scène.

Basil Da Cunha possède à n’en pas douter un œil d’esthète, qu’il ne met pas en avant avec mauvais goût mais pour mieux faire ressentir l’étrangeté des lieux qu’il cinématographie souvent la nuit. Un travail si envoûtant qu’on aurait envie d’en savoir plus à l’avenir, en dépit d’un premier long oubliable.

Après la Nuit est disponible en VOD dès le 9 Avril, avant une sortie salles le 23 avril 2014.

Avis

6.0 Passable
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