[Critique] Night Call : Gyllenhaal, journaliste sociopathe

Scénariste reconnu, Dan Gilroy (Real Steel, Jason Bourne : l’héritage) s’assoit pour la première fois sur le siège de réalisateur pour nous entraîner dans les bas-fonds de Los Angeles. Night Call ne plaira pas à tout le monde.

Allergiques à Jake Gyllenhaal, passez votre chemin ! L’acteur continue de montrer l’étendue de son talent et porte littéralement le film sur ses épaules. Pendant presque deux heures, il impressionne tant par son côté loser attachant que manipulateur apathique. Une sorte de Dexter armé d’une caméra.

Derrière ce personnage prêt à tout pour gravir les échelons, Gilroy livre une critique acide de la société et des médias. À l’ère de l’instantanéité, Night Call pointe du doigt tour à tour le spectateur avide d’images fortes et le journaliste adepte du racolage pour faire du chiffre. Une peinture cynique, malsaine et pourtant terriblement attrayante.

À l’image de « Lou », le long-métrage séduit autant qu’il repousse. Le spectateur devient participant et tout en réprimandant les images diffusées, il finit par en éprouver une fascination perverse.

Night Call sort en France le 26 novembre 2014.

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