[Critique] Lilting, délicat(s) échange(s)

Comme son sous-titre l’indique, Lilting ou la délicatesse en regorge, de délicatesse. Celle du traitement réservé à son sujet d’abord, soit la rencontre entre une maman cambodgienne en deuil de son fils unique et l’amant caché de ce dernier, les deux ne pouvant s’exprimer que par le truchement d’une interprète.

Hong Khaou, dont c’est ici le premier long-métrage, cadre le tout avec une sensibilité du détail et un œil photographique admirables, où l’intemporalité du décor laisse large place au cœur à vif des personnages. En bon chef d’orchestre, le cinéaste ne perd pas une miette de la rencontre au sommet entre Ben Whishaw et l’égérie hongkongaise Cheng Pei-pei.

Totalement investi, le duo offre de purs instants d’émotion au spectateur à l’instar d’un final d’une infinie tendresse. Parfaitement cohérent, l’apprivoisement respectif au cœur du film est allégé par quelques touches d’humour aux colorations britanniques. Elles sont bienvenues au regard d’une musique pesante et d’une dramaturgie parfois trop retenue, écueils subtils au regard d’un projet d’une sincérité frappante.

Lilting ou la délicatesse sort le 15 Octobre 2014 en salles après son passage dans de multiples festivals (prix de la meilleure photographie à Sundance).

Avis

8.0 Incontournable
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