[Critique] La grève de L’Étudiant

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La cinématographie de l’Est de l’Europe peut être considérée comme un vecteur important du discours politique. S.M Eisenstein, avec ses théories sur le montage, avait parfaitement initié la discipline.

Darezhan Omirbayev reprend le flambeau. En effet, c’est bien le montage qui heurte la vision du spectateur à chaque moment de cet Étudiant. Les contre-champs, autant spatiaux que mentaux, sont absolument sublimes et ouvrent sur une dualité magistrale et révoltante. L’influence de Robert Bresson n’est, de plus, jamais bien loin. Apôtre, lui-aussi, d’un cinéma minimaliste, le réalisateur kazakh fait la part belle à la puissance de l’ellipse, du geste et aux conséquences que ce dernier peut avoir. Au travers de ces conjugaisons, l’image n’en devient que plus symbolique, le film que plus puissant.

Certes, le métrage peut s’avérer étouffant et ennuyeux. Néanmoins, il serait dommage de passer à côté d’un grand écart basé sur une réelle conscience cinématographique hors du temps et un propos des plus contemporains.

L’Étudiant est sorti le 5 mars 2014 dans les salles.

Article écrit par Thibaut Fleuret

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