[Critique] I Used To Be Darker : un art(y) du quotidien

Matt Porterfield est un génie du cinéma indépendant américain (il a tissé des liens forts avec le MoMa ou l’université Johns Hopkins) dont les films méritent assurément un coup d’œil perçant. Exemple édifiant avec I Used To Be Darker.

Les détracteurs du Made In Sundance pourront répondre que cette livraison enchaîne les archétypes prétentieux. Attitude dommageable, ils peuvent surtout passer à côté d’un métrage tendre, mélancolique et terriblement humain.

En effet, grâce à une caméra toujours sensible, le personnage a toujours la possibilité de se déplacer dans son espace intérieur. L’enjeu est clair, il est de montrer les difficultés de la vie quotidienne. En toute modestie, les grands discours ne sont pas légion et laissent la place à des situations d’une belle simplicité qui pourra toucher un spectateur cerné dans son intimité même.

Si l’un des autres mérites est à mettre au crédit d’acteurs sublimés, c’est surtout par la musique que l’émotion va pouvoir exploser. Certaines séquences sont proprement superbes et montrent une volonté de prendre le spectateur pour une personne cultivée et ouverte tant la dimension artistique est communicative. C’est bien l’une des plus belles choses que le cinéma puisse faire.

I Used To Be Darker est sorti le 25 décembre 2013 au cinéma

Article écrit par Thibaut Fleuret

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