[Critique] La mécanique de l’ombre, le premier de la classe est un espion

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Pour son premier long-métrage, Thomas Kruithof s’attaque à un genre déserté par la production cinématographique française : l’espionnage. Dans La mécanique de l’ombre, il suit le parcours d’un chômeur qui accepte de retranscrire sur papier des écoutes téléphoniques pour un mystérieux représentant gouvernemental. Le jour où un enregistrement dévoile un meurtre, les choses déraillent…

Si ce pitch vous semble familier, pas de panique ! Kruithof a composé son premier film comme un berceau de références à un genre qu’il affectionne. Avec une application maniaque presque remarquable, le cinéaste suit le manuel du thriller tendu à la lettre : récit flirtant avec la saloperie politique, mise en scène au cordeau, direction d’acteurs minimaliste, photographie expressionniste au bord du film noir…

Une retenue décevante. Ce soin d’élève en pleine maitrise des leçons des maitres finit par jouer en défaveur du potentiel intrinsèque au projet. Se faisant écho de nos décors et de notre actualité nationale, La mécanique de l’ombre en reste à une retranscription mécanique des chefs d’œuvre américains du genre qui fascinent tant le jeune cinéaste. En résulte un film un peu timide et contrit qu’on a envie de conseiller pour sa rareté.

La mécanique de l’ombre sort le 11 janvier dans les salles françaises.

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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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