[Critique] Les Rois du monde, seigneurs de l’ennui

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On ne va pas tourner autour du pot bien longtemps : Les Rois du monde ennuie et souvent agace. En tête de ce manque de sympathie pour le film vient l’acteur Sergi López qui à force d’en faire des tonnes perd complètement le spectateur en chemin. Son rôle d’homme paumé/dangereux/amoureux qui nécessitait de l’empathie à son égard ne réussit jamais à fonctionner. Pourtant sans ça, rien ne va.

Au centre de cette histoire, Jeannot (López) sort de prison et cherche à reconquérir le cœur de son ex-compagne (Céline Sallette qui tire son épingle du jeu), maintenant avec un autre homme (Éric Cantona, beaucoup moins convaincant). À partir de ce triangle amoureux s’installe une sorte de tragédie grecque qui oscille entre western, comédie, thriller et mélodrame.

Si on cherche les quelques réussites dans la mise en scène de cette histoire, il faut aller du côté des séquences à propos d’un jeune passionné de théâtre et d’une fille dont il est amoureux. La réalisation y trouve alors une expression plus libre et plus sensuelle. On souligne également la qualité de la bande-originale, entêtante et inspirée. Mais tout cela demeure trop anecdotique par rapport à la sur-dramatisation qui transforme le long-métrage en un mélodrame pompeux à l’issue évidente et forcée. Dommage.

Les Rois du monde sort le 23 septembre 2015.

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