[Critique] La promesse d’une vie (et d’un réalisateur?)

La promesse d’une vie n’est pas un premier film des plus déshonorants, particulièrement de la part d’un grand acteur aux récents choix de carrière discutables. Revenant sur ses terres natales d’Australie, Russell Crowe incarne un père à la recherche de ses trois fils portés disparus en pleine déchirure tunisienne.

Peu avare dans sa riche reconstitution d’époque, le long-métrage impose visuellement une envie de se frotter à l’épopée romanesque qui parfois créée quelques fulgurances (déchirante scène d’agonie) et témoigne d’un profond respect pour la culture turque. Il faut souligner cet aspect rarement conduit avec une telle intégrité qui paradoxalement tiédit la bouillonnante colère que son point de départ laisse suggérer.

Car à trop vouloir nous asséner un discours sur la tolérance et le pardon au demeurant louable, Crowe coupe progressivement court à tout élan sauvage et verse dans le mélodrame d’un classicisme éprouvé. Témoin de ce versant tout en sûreté, Olga Kurylenko se débat avec un portrait de femme d’un ennui confit dont ne ressort au final qu’une romance mal placée.

La promesse d’une vie sort le 15 Avril en salles.

Avis

6 A suivre
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