[Critique] The Hope Six Demolition Project : PJ Harvey part en guerre.

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Guitare en bandoulière et carnet en main, PJ Harvey s’est parée du costume de social reporter pour ce neuvième album rageur qui l’a mené au cœur de la souffrance et de la misère au Kosovo, en Afghanistan et dans les quartiers pauvres de Washington.

Vingt-cinq années de carrière et toujours la rage au ventre. Polly Jean Harvey, 46 ans, arpente le macadam miteux d’une ville fantôme appelée Washington. Les habitants sont des « zombies », l’école municipale un « trou à rats ».  La rockeuse britannique termine son pénible voyage en répétant qu’un centre commercial va s’ouvrir ici, sur « l’autoroute de la mort de la destruction ». Les paroles de The Community of Hope posent le cadre d’un album de colère mais aussi d’amour.

Sans pathos ni mièvrerie, PJ Harvey nous livre ses indignations à travers un album en forme de journal de bord. Plus politique que Let England Shake (2011), moins intime que White Chalk (2007), The Hope Six Demolition Project n’en demeure pas moins  un pure concentré de rock nourri de blues qui va droit aux tripes et au cœur. Onze titres rageurs, sans complaisance ni facilité, portés par le chant généreux et habité de PJ Harvey, artiste-reporter indignée et rockeuse unique.

The Hope Six Demolition Project de PJ Harvey, sorti le 14 avril 2016.

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7,5 Engagé
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À propos de l'auteur

Bronco

Si je suis chargé de la critique de galettes en tout genre, cinéma et musique forment les deux mamelles de ma culture. D'Abba à Zappa, d'Alien à Zoolander, tout y passe, rien (ou presque) ne trépasse.

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