[Critique] Knock Knock : le threesome de toutes les peurs

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Eli Roth s’est fait un nom dans le cinéma horrifique en n’hésitant pas à plonger les mains dans l’hémoglobine par hectolitre non sans une bonne grosse dose de sadisme. Qu’il s’agisse d’Hostel ou plus récemment de The Green Inferno, il y a toujours cette idée de voir la victime réduite à la position de simple jouet par son bourreau. Un rapport de force bien présent dans Knock Knock, mais curieusement, sans une goutte de sang ou presque.

Ici, le réalisateur décide de laisser son côté boucher au placard pour dévoiler l’artiste. La torture devient davantage psychologique et les œuvres d’art symboles d’une vie détruite morceau par morceau. Pire, Eli Roth touche même au sacro-saint fantasme de tout homme avec son plan à 3 cauchemardesque.

Mais on se rend compte quelque chose manque. Comme si cette retenue inhabituelle ne convenait pas au cinéaste, réalisant finalement qu’un Funny Games timide et maladroit, notamment lors de son instrumentalisation des réseaux sociaux ou lorsqu’il évite de justesse le ton moralisateur par un monologue (gênant) de Keanu Reeves. Knock Knock n’est pas raté, mais il nous aura fait peur.

Knock Knock sort le 23 septembre 2015

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Avis

6,5 L'original de Roth
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À propos de l'auteur

Allan Blanvillain

L’homme à tout faire du site chargé de veiller à ce que l’info ne soit jamais trop longue et n’hésitant pas à priver les coupables de desserts. Car comme dirait Chuck Norris : un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.

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