Diffusé le 22 avril 2026 sur Prime Video, l’épisode 4 de la saison 5 de The Boys, intitulé « Though the Heavens Fall » n’est pas forcément spectaculaire mais continue de préparer gentiment ce beau monde à un bordel christique explosif.
L’épisode reprend sur Butcher (Karl Urban) qui a récupéré Ryan (Cameron Crovetti), amoché après son affrontement contre Homelander, et si les deux échangent quelques palabres bienvenues, le gamin s’échappe en anticipant la fin de sa convalescence. Force est de constater que chez The Boys, les pères détruisent, les fils encaissent et c’est peut-être ça finalement le leitmotiv du show.
Pendant ce temps, Homelander (Antony Star) s’enfonce davantage dans son délire messianique. Firecracker (Valorie Curry), plus soumise et terrifiée que jamais, relaie sa prétendue nature divine à travers les médias de Vought, tout en s’offrant l’aide d’Ashley et de l’émissaire de Dieu. Ensemble, ce panel de winners met en chantier une religion sur mesure, la “Democratic Church of America” avec comme unique direction : imposer Homelander comme le seul vrai dieu dans un pays qui a déjà renoncé à distinguer la foi de la propagande. De quoi montrer une Amérique qui se couche devant son idole encapée… Prémonitoire vous avez dit ?
Que leurs noms soient sanctifiés
L’autre moment fort de cet épisode 4 de la saison 5 de The Boys nous est offert par Annie (Erin Moriarty), qui retrouve son père, celui qui l’avait abandonnée quand elle était enfant, en découvrant également son demi-frère, qu’elle n’avait encore jamais rencontré. La scène fonctionne parce qu’elle ne cherche pas à forcer l’émotion et garde quelque chose de maladroit, d’inconfortable, de familial, même si on sait inexorablement comment la séquence se terminera.

Elle et son père parlent du devoir de lutter, de faire front, mais d’être là pour ceux qu’on aime (lui pense à sa fille perdue de vue et Annie fais le lien avec Hughie qu’elle vient encore une fois d’abandonner pour chercher ces réponses intimes) tandis qu’elle tente de raisonner son frère, persuadé d’avoir affaire à une terroriste. Forcément, pendant qu’Annie et leur père discutaient, Mason avait appeler la police qui ne tarde pas à débarquer (comme dans X-Men 2), sauf que le flic tout juste arrivé est plutôt malin et ne tente pas d’arrêter Annie qui repart le moral regonflé à bloc, ou presque.
Fort Harmony Alamo
Pendant ces retrouvailles, Kimiko, Frenchie, Hughie, M.M. et Butcher s’engouffrent dans Fort Harmony, talonnés par Homelander et Soldier Boy avec un léger retard (Soldier Boy refuse qu’Homelander le transporte en volant, une pirouette narrative rigolote pour permettre les confrontations successives à l’intérieur du site, et ce sans super-vitesse).
Fort Harmony c’est grosso modo une base militaire putréfiée. Le V1 a muté dans les plantes, dans l’air, dans toute la matière organique du lieu et cette contamination altère peu à peu le comportement du groupe. Les tensions (re)montent, les rancœurs éclatent et tous semblent sur le point d’éclater la clavicule de son voisin. Seul Frenchie semble mieux encaisser les effets, sans doute que son passif de junkie le rend immunisé contre le mycelium vénère.
The Last of Stranger Things
En parallèle, Homelander et Soldier Boy avancent ensemble, se disent enfin ce qu’ils pensent vraiment l’un de l’autre et Soldier Boy finit par abandonner Homelander dans une zone d’expérimentation à l’uranium. Pas pour le tuer (il sait que son fils s’en sortira) mais pour lui faire mal, lui faire perdre du temps dans la course au V1, en bref pour l’humilier un peu quoi. Du pain béni pour le psy de la famille.
Soldier Boy continue de déambuler, seul maintenant, et c’est Butcher qui tombe sur Homelander, enfermé dans la cellule pleine d’uranium. De là on a une petite confrontation verbale entre William et Homelander pas piquée des hannetons ou plus personne ne parle de sauver le monde, mais où il s’agit juste d’empêcher l’autre et Homelander le lui dit presque avec gourmandise : s’il met la main sur le V1, alors il n’y aura plus de limite et le monde sera a feu et à sang.

En parlant de sang, on comprend que Fort Harmony est le fruit de Quinn, un super originel qui a fusionné avec la base militaire en créant donc une espèce de “mindflayer” organique du site, sorte de cerveau fongique branché aux plantes et au mycélium et qui tue/manipule tout le monde à portée de spores. Soldier Boy le tue, faut arrêter de niaiser à un moment, et Homelander qui parvient à sortir du sas contaminé, retrouve son paternel mais ne l’exécute pas. Et surtout, ce dernier confirme que le V1 n’est pas à Fort Harmony, histoire de gagner encore un peu de temps avec ce MacGuffin à la noix.
Par contre, l’épisode se conclue sur la rupture de Kimiko et Frenchie. Une décision plutôt sage, claire, malgré le chaos qui avait caractérisé leur relation… snif mais logique. Puis Homelander monte sur le plateau de Oh Lord et embrasse enfin sa destinée médiatico-divine. Ce n’est même plus un tyran, c’est un produit télévisuel devenu prophète, un fasciste qui a trouvé son église. De quoi sérieusement faire réfléchir sur l’état du monde… Vite, la suite !
