[Critique] Menteur, Cali se dépouille de ses vérités

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Avis aux rustres, aux cœurs de pierre, aux hommes sans sensibilité, passez votre chemin : l’album Menteur de Cali n’est pas fait pour vous !

Car le Catalan n’est pas de ceux qui roulent des mécaniques en reniant son émotivité masculine, c’est tout le contraire… Deux ans après son premier opus disque de platine, l’Amour parfait, fait de romantisme, (dés)espoirs amoureux, mélancolie, chansons françaises poétiques et rock, Bruno Caliciuri selon son état civil, persiste et signe.

Sorti en 2005, Menteur est un aboutissement du premier EP. Si les thèmes abordés restent similaires, on voit pointer une révolte. Avec Je te souhaite à mon pire ennemi et Je m’en vais, Cali envoie balader les femmes qui ne veulent plus de lui. Il reprend le dessus sur ses détractrices sentimentales, celles que l’on devine dans Qui se soucie de moi & Je sais.

Le coup de cœur de ces 13 chansons est sans aucun doute Roberta, dans laquelle le chanteur à la voix pleurante, parfois agaçante, nous avoue son aventure avec une octogénaire. Le rendu final est surprenant, excessif, mais attachant.

Menteur de Cali, sorti le 30 septembre 2005.

Article écrit par Julien Ferreira.

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