[Critique] Pioneer, enjeux financiers et fonds abyssaux

Article écrit par Chloé Claessens.

Cinéaste de la paranoïa et de la claustrophobie, Eric Skjoldbjærg (Insomnia, Prozac Nation) plonge, avec Pioneer, au cœur d’une conspiration internationale, mêlant enjeux économiques et technologiques.

Inspiré de faits réels, Pioneer relate la découverte et l’exploitation d’un immense gisement de pétrole au fond de la mer du Nord par la Norvège et les États-Unis, responsables de graves troubles neurologiques chez les plongeurs chargés de construire le pipeline sous-marin.

Malgré les trop nombreuses longueurs qui structurent le long-métrage, Pioneer réussit le pari de créer un récit intrigant et accessible, porté par une mise en scène intelligente et une bande-sonore aquatique. Oscillant sans cesse entre le confinement le plus total des cloches de plongée et l’immensité absolue des fonds abyssaux, Skjoldbjærg véhicule avec justesse la réalité écrasante des plongeurs, empêchant parfois son spectateur de respirer. Une atmosphère étouffante que l’on retrouve au travers d’une vaine quête de vérité, contrariée par les enjeux financiers et les jeux de pouvoir intergouvernementaux.

Présenté au Festival international du film de Toronto 2013, Pionner sort en salle le 28 janvier.

 

Avis

7,5 À voir
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