[Critique] Mademoiselle K : Label et le bet*

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Sa maison de disques ne voulait pas prendre le virage de l’international,  et elle l’a quittée pour produire elle-même son nouvel album, Hungry Dirty Baby, essentiellement en langue de Shakespeare. Mademoiselle K pousse même la provocation en terminant son quatrième opus par sa seule chanson en français dont le titre sonne comme un coup de grâce : « C la mort ».

On aurait pu penser que Katerine Gierak fonctionne à l’ego, et qu’elle n’avait d’autre projet que de faire l’inverse de ce qu’on lui dit, pour la forme. Mais le pari qu’elle a pris a bien été dicté par une décision réfléchie, voire naturelle, et un projet créatif déjà bien établi. Son Hungry Dirty Baby est donc cohérent, mature, et libre. Tout n’est pas parfait, on ne peut d’ailleurs pas toujours adhérer au style (I can ride a fucked up bull, Laaa La), mais des percées mélodiques (Ur wow, Someday) et la nique qu’elle fait finalement aux majors donnent à l’ensemble des airs de réussite totale.

Si son ex-label lui promettait de perdre de son public, il a peut-être oublié que ça pouvait aussi lui en rapporter autant, voire beaucoup plus.

* Pari en français

Critique écrite par Simon D. Réhon

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Avis

7 À écouter à l'Anglaise
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