[Critique] Courtney Barnett, à contre courant.

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A une époque relativement superficielle de divas, d’abus d’hyperboles, Courtney Barnett ferait presque tache. Jemenfoutiste notoire, branleuse à l’air perdue, la nouvelle coqueluche indie étonne en effet par sa simplicité. Chroniques de la vie quotidienne, observations désabusées, elle dresse dans son dernier album le portrait d’une fille comme les autres, un peu comme pourrait le faire Lena Dunham si on lui offrait une guitare.

Ce n’est cependant pas au détriment de la musique en elle-même. Entre Talking Blues, folk et garage, la songwriteuse fait part d’une gouaille irrésistible, il y a du Patti Smith, du Lou Reed chez cette jeune australienne. Sexy en diable, des morceaux comme « Pedestrain at Best » font remonter les souvenirs d’un rock sale, rugueux et rageux qu’on n’avait pas entendu depuis des années.

A l’heure ou l’indie se fait de plus en plus propre sur lui, électronique et surfait, il est fou de constater à quel point un album aussi pur et direct peut faire du bien, alors merci Courtney, merci beaucoup.

Sometimes I Sit and Think, and Sometimes I Just Sit est sorti le 23 mars 2015.

Article écrit par Elias Campos

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Avis

8 Simplement bon.
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