Doraemon l’infatigable repart, avec ses amis, pour de nouvelles aventures au plus profond des océans.
Doraemon, le plus mythique des chats-robots, Nobita et leurs amis partent explorer les fonds marins dans ce remake du long-métrage éponyme sorti en 1983. Le film sort un peu en décalé en nos contrées, en début d’automne, alors que l’intrigue prend place en plein été. Doraemon propose de partir quelques jours en vacances au camping. Mais les amis n’arrivent pas à trancher entre camping à la mer… et camping à la montagne. Doraemon, muni de ses gadgets tout aussi légendaires, lui, a la solution ! La bande d’amis ira à la découverte des hauts reliefs sous-marins.
Potes des Caraïbes
Fidèle à son ADN colorée et humoristique, ce nouveau Doreamon enchante les fonds-marins. Et ce n’était pas gagné, car il s’agit peut-être des endroits les plus effrayants de la planète. Grâce à sa panoplie de gadgets, Doraemon égaye quelque peu l’ambiance, dans des décors qui accusent un fort dénuement. Le monde usuellement si magique de Doraemon fait ici pâle figure. Heureusement, nos amis feront la rencontre du peuple thalassien et de sa ville sous-marine somptueuse. On croirait presque qu’elle sort d’un film Ghibli.

Effectivement, si les copains choisissent d’abord d’écumer les fonds marins pour trouver une épave remplie de lingots d’or dans les Caraïbes, leur destin (et celui de toute l’humanité) bascule rapidement. Ils font la rencontre du peuple thalassien, qui vit sous l’eau et sous le joug d’un Poséidon en roue libre. Ensemble, la bande de Doraemon et les thalassiens s’élancent contre Poséidon pour le terrasser et sauver le monde. En d’autres termes, il fallait trouver un prétexte pour allonger le film, afin qu’il atteigne une durée convenable (1h40). Les deux parties, la recherche de l’épave, puis la lutte contre Poséidon s’articulent non sans quelques grincements… Le film accuse quelques longueurs et aurait pu s’élaguer de 10 à 15 minutes.
Le grand (chat) bleu
N’en demeure pas moins le plaisir de l’animation japonaise. Elle reste fidèle à ses standards, à l’inverse de nombre de dessins animés occidentaux (pour ne pas citer un certain Kpop Demon Hunter). Les personnages sont toujours joliment dessinés et animés de manière fluide. Tandis que les plans ne cèdent pas à l’hyper activité découlée des vidéos Tik Tok. Le film adopte un rythme posé et reposant; les neurones de votre enfant en ressortiront indemnes.

Les dessins animés japonais tirent aussi leur grande force de leur doublage inégalé. Ce Doraemon ne déroge pas à la règle, puisque Brigitte Lecordier (Dragon Ball), Emmanuel Curtis (Le roi lion) et Donald Reignoux (Titeuf) se partagent l’affiche. Le trio légendaire rythme les dialogues et redonne un peu de peps à l’intrigue qui patine parfois. Ils donnent vie comme jamais à Doraemon et ses amis, cette joyeuse bande haute en couleurs.
20 000 pattes sous les mers
Ce Doraemon est à prendre comme un long-métrage adapté d’un court dessin-animé. À l’image d’un Scooby-Doo ou d’un Pat Patrouille, le passage au long format bouscule nécessairement les habitudes. Ainsi, la troupe de copains n’a rien perdu de son énergie et son périple aux fonds des mers ravira les jeunes enfants.
Doraemon et le château sous-marin sort le 7 octobre 2026 au cinéma.
Avis
Doraemon et le château sous-marin explore des fonds marins un peu vides et ternes, mais son entrain et celui de ses amis recolorent l'aventure et redonnent du peps à l'intrigue.
