Cet épisode 5 de la saison 6 de Slow Horses, « Sayonara », accélère franchement avant le final et trouve même le temps de transformer le show en improbable romance d’espionnage. Attention, spoilers.
River (Jack Lowden) voit Sid (Olivia Cooke) embarquée par Jim et Jane et réagit comme tout agent du MI5 parfaitement entraîné, en carjackant une petite dame pour leur foncer après. Sid, elle, ne reste pas longtemps docile et assomme Jane qui conduisait, provoque un accident et s’enfuit dans les bois, poursuivie par Jim qui tente de la noyer dans un lac mais River arrive juste à temps et c’est lui qui noie Jim. Un russe de moins. Après coup, les deux soufflent enfin un peu et River avoue à Sid que son grand-père est mort tandis qu’elle lui parle de ses propres traumatismes et de « Poirot », ce morceau de balle toujours coincé dans sa nuque qui semble enfin avoir cessé de lui parler. Un moment hors du temps, presque paisible, forcément interrompu par l’arrivée des Dogs.
Pendant ce temps, Lamb (Gary Oldman) débarque dans le bureau de Diana Taverner (Kristin Scott Thomas) au Park avec une théorie désormais bien ficelée selon laquelle sa boss a eu besoin d’argent pour financer son opération clandestine à Kazan, Cantor le lui a fourni et tient depuis la patronne du MI5 pieds et poings liés. Pour Lamb, si les Slow Horses ont mystérieusement disparu des fichiers, c’est aussi parce que Diana tente de nettoyer ses traces.

Forcément elle ne peut pas trop se défendre mais au moins, les accusations de Lamb l’ont préparé à son passage devant le ministre de l’intérieur (le Home Secretary) qui arrive à peu près aux mêmes conclusions que Lamb. Taverner assume s’être tournée vers des financements douteux parce que les budgets officiels ne suffisent plus… Piquer dans les caisses c’est moyen, surtout quand on se fait prendre, et d’autant plus quand Moscou, du moins Vassily le patron du GRU, réclame désormais Sid Baker.
River et Sid de leurs côtés sont conduits non pas au Park, mais sur un site militaire où un avion les attend. Taverner finit par avouer à Sid que son identité a servi de couverture lors du meurtre à Kazan et que les Russes la tiennent pour responsable. Sa solution est simple, la livrer temporairement à Moscou, le temps d’arranger les choses, qu’elle passe quelques mois en Russie, easy peasy. Sauf que le plan de vol semble conduire étrangement l’avion vers la Bulgarie, loin de toute procédure officielle, chose que même l’analyste à côté de Diana trouve franchement louche. Sid comprend surtout qu’une fois hors des radars, personne ne pourra empêcher les Russes de la faire disparaître.
The Spy who loved her
A la safe house, Ho fouille l’emploi du temps de Cantor pendant que toute la bande squatte joyeusement la résidence secondaire de Taverner. Entre deux découvertes capitales comme le fait que Diana aurait payé ses poignées de porte plus de 500 livres pièce, il repère un étrange rendez-vous de Cantor lors d’un ballet pour enfants. Lamb s’y rend et remarque une mystérieuse Russe qui parvient à le semer, ce qui évidemment le laisse perplexe.

En attendant de savoir s’ils vont être livrés ou simplement exécutés, River et Sid discutent alors des endroits où ils aimeraient mourir. La Tour Eiffel ? Trop touristique. L’Egypte ? Pas mal. Puis les sous-entendus disparaissent enfin et ils avouent que oui, ils se plaisent, que oui, ils aimeraient faire des bêtises ensemble, lumière allumée ou éteinte, on a le temps de peaufiner les détails.
Lorsque les Dogs viennent embarquer Sid, River se libère, récupère Sid et tous les deux s’enfuient. Ils finissent par s’embrasser, avant que River ne se sacrifie pour ralentir leurs poursuivants et permettre à Sid de s’échapper.
Décidément, même quand l’amour est au rendez-vous, le show choisit de nous faire languir ! Vite, la suite !!
