[Critique] Personal Shopper : esprit, es-tu là ?

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Retrouvez notre avis sur Personal Shopper made in Cannes

Personal Shopper d’Olivier Assayas a laissé un arrière-goût amer au spectateur cannois qui n’a pas été emballé par cette histoire d’une femme, acheteuse pour une top model, qui tente de communiquer avec l’esprit de son frère décédé.

Pourtant, il y a une vraie ambition de la part du réalisateur de Sils Maria – qui retrouve une épatante Kristen Stewart. Comme souvent avec les longs-métrages en compétition, la mise en scène est intelligente qu’on aime ou qu’on n’aime pas le film. Par exemple dans Personal Shopper, Assayas joue astucieusement sur les silences et les bruits agressifs comme la sonnerie d’un appel sur Skype (l’horreur !). Le résultat est à la fois angoissant et troublant.

Le cinéaste possède un sens incroyable de la narration et du montage. Par l’utilisation des codes du cinéma de genre, il fait méditer son public sur les questions de l’abstrait et de la réalité, du virtuel et de la distance, du deuil et du refus d’aller de l’avant. C’est un film qui laisse dubitatif à la sortie, mais qui mûrit comme un bon vin, à condition de bien vouloir faire l’effort d’y réfléchir… Ce qui, à Cannes, n’est pas la volonté de tout le monde.

Personal Shopper sortira le 14 décembre 2016 et est présenté en compétition au Festival de Cannes 2016.

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