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Accueil - Test Avatar – Frontiers of Pandora : expérience na’vi appliquée
Test Avatar - Frontiers of Pandora : expérience na'vi appliquée
© Ubisoft
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Test Avatar – Frontiers of Pandora : expérience na’vi appliquée

Charley Charley15 janvier 2024Aucun commentaireIl vous reste 6 minutes à lireUpdated:16 janvier 2024
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Alors qu’Avatar – la voie de l’eau a montré (encore une fois) la suprématie de la saga SF de James Cameron, il était temps que le jeu vidéo investisse à nouveau Pandora. Cela tombe bien, Ubisoft et Massive (The Division) ont sorti Frontiers of Pandora, un jeu solo en open-world de toute beauté !

Seuls certains s’en souviendront, mais lors de la sortie du premier Avatar en 2009, Ubisoft avait déjà proposé un jeu vidéo pour accompagner le film. Le résultat était cependant totalement oubliable, standardisant sa double campagne (humain/Na’vi) dans un simili-open world cloisonné, malgré le respect indéniable pour le matériau d’origine.

Mais alors que le 2e opus est sorti il y a un an (et que les autres suites arrivent dans les toutes prochaines années), Ubisoft et le studio Massive (The Division, Star Wars Outlaws) ont mis les petits plats dans les grands avec Avatar – Frontiers of Pandora. Sorti dans un anonymat poli, cet open world narratif se révèle non seulement un solide AAA, mais aussi le meilleur jeu du studio depuis quelques années après plusieurs déconvenues vis-à-vis de leurs grosses licences !

Test Avatar - Frontiers of Pandora : expérience na'vi appliquée
© Ubisoft

Avatar – Frontiers of Pandora nous emmène donc sur Pandora, alors que le joueur incarne un jeune Na’vi de la tribu Sarrentu. Capturés et élevés parmi les humains de la RDA dès le plus jeune âge, nous sommes finalement placés dans un long sommeil artificiel d’une quinzaine d’années (le laps de temps chronologique entre les 2 films de Cameron donc), avant d’être libérés.

C’est réellement à cet instant que le récit débute, tandis que nous allons explorer une grande étendue de Pandora dans le but de la libérer du joug de la RDA, tout en se vengeant de ceux qui n’ont ont réduit à l’état d’esclave des années auparavant.

Frontiers of Pandora : histoire au service de l’univers

Bref, un pitch dans la pure tradition/mouvance d’Avatar, pour un scénario globalement extrêmement classique voire attendu. En effet, jusque dans son final, Frontiers of Pandora ne jouera pas la carte du singulier vis-à-vis du matériau de base, tandis que la fresque de Cameron reste bien plus élaborée à tous les niveaux (notamment dans la thématique du retour à la nature). Mais passé cet aspect, le jeu d’Ubisoft réussit avant tout le pari de plonger de manière ultra immersive le joueur dans l’univers de Pandora, tout en offrant finalement une expérience quasi role-play.

Test Avatar - Frontiers of Pandora : expérience na'vi appliquée
© Ubisoft

En effet, dès la superbe séquence où notre avatar Na’vi (soigneusement modélisé selon nos préférences lors du prologue, avec modulation de voix/traits/cheveux/motifs cutanés..) découvre la nature pour la première fois, Avatar – Frontiers of Pandora s’impose comme un des plus beaux jeux de 2023 !

Pourtant, les open worlds à écosystèmes variés ne manquent pas (Horizon, Ghost of Tsushima..), mais Ubisoft parvient à faire converger tous les éléments constitutifs des mondes ouverts post-Assassin’s Creed tout en apprivoisant l’univers de James Cameron. Le résultat est donc un monde luxuriant, dopé par des éclairages dynamiques de toute beauté et un respect absolu du lore d’Avatar.

Test Avatar - Frontiers of Pandora : expérience na'vi appliquée
© Ubisoft

Ainsi, Frontiers of Pandora arbore une dimension souvent contemplative : certes les nombreux points d’intérêts peuvent être atteints par voyage rapide après les avoir découverts, mais on passe une bonne partie du temps à pied ou à dos de monture (dont les fameux ikrans volants). Pourtant, le soin technique et la cohérence artistique globale font qu’il y a toujours quelque chose à découvrir, dans des environnements jamais répétitifs.

Avatar comme si on y était

La jungle côtoie ainsi les plaines ou les régions côtières, tandis que le désert ou les iconiques montagnes Hallelujah sont également de la partie. Un aspect varié et vivant donc (impression renforcée par un excellent sound design où on devine insectes, volatiles et autres mammifères évoluer dans l’ombre), même si beaucoup plus en retrait chez les humains. Toujours est-il que la fidélité à Avatar est bien là (jusque dans les proportions globales, vu qu’on incarne un Na’vi de 2m50 plus fort et agile qu’un humain) et cela fait rudement plaisir !

Avatar – Frontiers of Pandora comporte son lot de villages, bases ou avant-postes, mais une légère impression de redite (voire de léger remplissage) survient dans la manière d’élaborer quelques quêtes annexes : campements à vider, collectibles à dénicher, labos à activer… On est finalement pas très loin d’un Far Cry sur Pandora ! Pour autant, il suffit de quelques heures de jeu pour rapidement comprendre que la progression globale se veut plus subtile et organique que cela.

Test Avatar - Frontiers of Pandora : expérience na'vi appliquée
© Ubisoft

Le crafting est en effet au centre du gameplay d’Avatar – Frontiers of Pandora : plantes, viandes, pièces d’équipement.. Tout est à récolter/gagner au cours de l’aventure, lors des nombreuses parties de chasse (en utilisant les bonnes flèches aux bons endroits), de récolte (la manière/la météo influe sur la qualité des ingrédients) ou de découverte du monde de Pandora. Plats pour améliorer des stats, pièces de vêtements à acheter/customiser/upgrader/échanger suivant le gameplay que l’on souhaite privilégier (furtif, bourrin,les deux..), armes avec divers mods, arbres de compétences… tout y est et fonctionne !

Souplesse de gameplay

Le système de personnalisation se veut finalement plus poussé que dans la très grande majorité des AAA du genre (excepté des RPGs style Starfield bien entendu), tout en étant organique et intuitif. Rapidement on prend en niveau, en skill et en possibilités de combats face aux diverses machines de guerre humaines. On regrettera sans doute un aspect infiltration un peu au rabais du fait d’une IA ennemie souvent aux fraises dès qu’il s’agit de se cacher (soit elles savent directement où nous sommes, soit restent plantés comme des radis en attendant que quelque chose se passe). On privilégiera donc souvent le feeling plutôt grisant des armes à feu (le shotgun !) !

Test Avatar - Frontiers of Pandora : expérience na'vi appliquée
© Ubisoft

De quoi finalement proposer un dernier acte de la quête principale plutôt pêchu, d’autant qu’il faudra bien une cinquantaine d’heures pour y parvenir en alternant avec les objectifs secondaires (et on en peut encore rajouter 2-3 dizaines d’heures pour tout compléter à 100%). Diverses objectifs qu’il est d’ailleurs possible d’expérimenter dans un mode coop en ligne. Un bonus bien sympathique pour ce qui s’apparente ni plus ni moins qu’à un vrai bon jeu dans l’univers d’Avatar, qui n’oublie pas non plus d’être un solide jeu vidéo !

Avatar – Frontiers of Pandora est disponible sur Playstation 5, Xbox Series S/X et PC depuis le 8 décembre 2023

avis

7.0 Je te vois

Contrebalançant une histoire convenue par un lore riche et respecté, Avatar Frontiers of Pandora s'incarne avant tout comme un vrai bon jeu dans l'univers imaginé par James Cameron, autant qu'un solide AAA dans un open-world vivant et enivrant. Techniquement impeccable, on tient là une aventure plaisante qui se veut sans nul doute le jeu Ubisoft le plus immersif depuis longtemps.

  • Histoire 4
  • Gameplay 7
  • Game Design 7
  • Graphismes 8
  • Son 8
  • Durée de vie 8
  • Moyenne des lecteurs (4 Votes) 6.5
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