[Critique] Dirty Pretty Things ou la survie impossible

Voilà bien une œuvre étrange que Dirty Pretty Things. Signé par la plume de Steven Knight (Les Promesses de l’Ombre), le récit suit Okwe, un immigré au passé trouble qui organise sa survie au milieu d’un Londres malfaisant. C’est donc d’abord une âpre chronique sociale que Stephen Frears cinématographie sans pathos ni effets de manche, conservant sa caméra à hauteur d’un homme au grand cœur glacé.

Pourtant, plusieurs éléments éloignent le long-métrage d’un style social britannique parfois tristement terne. D’abord par le biais de l’humour, souligné par la prestation enjouée de Sergi Lopez, parfait en diablotin sans complexe. Ensuite parce que les embûches de cette angoissante vie d’immigré se muent progressivement en un thriller à la tonalité envoûtante, qui réussit son virage dans la plus pure fiction au dernier quart.

Habité par un casting au poil (Chiwetel Ejiofor en tête), Dirty Pretty Things est une œuvre particulière à découvrir, qui pâtit un peu de sa retenue dans l’aspect fictionnel de son récit.

Dirty Pretty Things est sorti le 3 septembre 2003 en France.

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