[Critique] Kill Your Friends and yourself

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Il semblerait fou de voir un musicien prometteur jouer volontairement une fausse note alors que la gloire était à portée d’instrument. Kill Your Friends a osé.

Prenez le face-caméra d’House of Cards, l’ivresse du Loup de Wall Street et la psychopathie de Dexter, le tout sous une bande-son aux petits oignons et vous obtenez une comédie noire truculente se payant sans concession l’industrie musicale des années 90. Nicholas Hoult excelle en dénicheur de (faux) talents sans talent mais à l’ambition débordante. Le premier tiers nous en convainc : Kill Your Friends est le petit film capable de faire de l’ombre aux grands.

Soudain, le long-métrage prend le parti de déconstruire son personnage principal, le laissant descendre aux Enfers et cherchant presque à nous attendrir face à son désespoir. Un virage à 180 degrés d’autant plus perturbant que celui-ci reprend tout aussi brusquement du poil de la bête pour en revenir à la situation initiale. Des changements étranges, provoquant non seulement des longueurs, mais une perte complète de crédibilité pour cet anti-héros auparavant sympathique. Un bel exemple de suicide assisté, même si on reste ravi de l’essai.

Kill your friends sort le 2 décembre 2015 dans les salles

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